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30 octobre
Petit matin. Réveil à laube
pour aller voir les femmes produire du beurre
traditionnel. Rien de particulier ne se déroulant
à mon arrivée, jen suis
quitte à bouquiner dehors en les écoutant
discuter. Finalement, elles se mettent à
baratter le beurre, travail pénible sil
en est. Plus de détail sur le site web
songtaaba.com
pour les détails de production.
Re-démo ensuite pour deux Néerlandaises
dont une est importatrice de produits ethniques
pour les boutiques de commerce équitable.
Loccasion de montrer lutilité
de mon dossier de commercialisation : elle était
en effet à la recherche de données
chiffrées afin de déterminer si
la rémunération des femmes de
Songtaaba correspondait aux critères
déthique requis par le commerce
équitable. Réponse positive :
le salaire moyen journalier correspond à
2 fois le SMIC horaire (si tant est que cela
vaille dire quelque chose pour un pays dont
80% nest ni fonctionnaire, ni employé
du secteur privé) en conventionnel et
4 fois en biologique.
Arrive ensuite Peter, le père de lacheteuse
des une tonne de beurre emballée lavant-veille.
Ce drôle de zigoto voudrait se lancer
à son compte avec un modèle coopératif.
Marceline et Clarisse, la responsable du centre
Karipur, le dissuade : les coopératives
dhommes ne marchent jamais au Burkina
car ils passent leur temps à se
bouffer par les narines.
Laprès-midi,
je rejoins Marceline et... les deux terreurs,
Dany & Junior et leur père Breit
(orthographe non garantie). Mais là pour
une fois ils sont calmes car ils ont mal au
ventre. Nous partons peu après au SIAO
et découvrons ce temple moderne dédié
au commerce de lartisanat africain. Loccasion
de voir le stand de Songtaaba, de faire des
emplettes, et de jouer avec les monstres qui
se sont réveillés. Je suis désormais
très copain avec Junior qui tire sur
tout ce qui bouge à commencer sur son
frère avec son pistolet laser qui fait
de la lumière et un boucan de tous les
diables. Boucan renforcé par le sifflet
quil a entre les lèvres.
Un tour de manège, un encas poulet -
Tonic, une barbe à papa, deux caprices
plus tard (et un pipi au milieu de tout le monde
de Dany), nous ressortons lessivés. Les
bandits, tranquilles sur le chemin du retour,
se déchainent à la maison. Leur
père séclipse en les laissant
aux grands-parents. Il a lair gentil,
Breit, pasteur protestant dorigine camerounaise
de son état, mais il a semble un peu
dépassé par ses gosses. Enfin,
ils sont très attachants... A noter que
la pratique en Afrique est de laisser les gamins
veiller tout leur saoul jusquà
ce quils aient sommeil. Du coup, Marceline
comptait aller se coucher avant eux...
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